Les 10 clés de la dissertation d’histoire aux concours Sciences Po et IEP

dissertation d'histoire aux concours sciences po et IEP

L’épreuve d’histoire au concours d’entrée à Sciences Po Paris ou au concours commun des IEP effraie les candidats par la densité du programme. Pourtant, si les connaissances sont indispensables, la méthode, la fameuse méthode Sciences Po, est encore plus importante. Elle ne peut d’ailleurs s’acquérir à distance ou tout seul dans son coin. Une prépa face à des professeurs diplômés de Sciences Po Paris ou d’un IEP de province s’impose. Ils sont les seuls à pouvoir vous la transmettre, et vous permettre de faire la différence le jour J. Bien qu’il soit impossible de résumer cette méthodologie par un simple article ou par un livre, en voici les dix principaux points.

 

1. Ne pas réciter

Le correcteur veut savoir si vous avez la tête bien faîte, et non la tête bien pleine. Ce n’est pas un exercice de récitation. C’est le principal piège dans lequel tombe les candidats. L’Education Nationale leur apprend depuis des années à réciter, et tout d’un coup, c’est ce que l’on vous reproche. C’est un cap à passer, certainement le plus difficile.

 

2. Eviter les impasses du programme d’histoire

Il semble incompréhensible de préparer un concours aussi sélectif, auquel vous vous êtes préparés pendant un ou deux ans, et de se permettre de faire des impasses. Les connaissances acquises en lycée seront un bon début, mais demeureront insuffisantes. Vous devrez les approfondir avec des ouvrages appropriés. Le programme porte sur le monde depuis 1850 à Sciences Po Paris. Il s’agit du monde depuis 1945 pour le concours commun des IEP.

 

3. Définir les termes du sujet

C’est une étape clé. Il faut définir et comprendre l’intégralité des termes du sujet. Vous devez vous poser une seule question: qu’est ce qui intéresse le correcteur, ou veut-il en venir en me proposant ce sujet? Dans votre préparation, veillez donc à maîtriser les définitions de tous les termes clés, comme République, démocratie, croissance, crise, mondialisation, Guerre Froide, Proche Orient, Moyen Orient, sécurité collective…

 

4. Problématiser

Ce sera le pivot de votre devoir. Votre devoir n’est qu’une réponse à la problématique. S’il n’y a pas de problématique, il n’y a pas de devoir. Les élèves ont tendance à poser une question, simplement pour faire plaisir au correcteur. Non, cela se voit, et il manque alors quelque chose.

 

5. Avoir une accroche de qualité

C’est la première impression que vous laisserez au correcteur. Compte tenu du nombre de copies qu’il a à corriger, vous devez vous démarquer immédiatement. Privilégiez une citation, et apprenez donc un nombre conséquent de citations de personnages historiques célèbres, éclairant votre sujet.

 

6. Travailler les transitions de votre dissertation d’histoire

Les transitions permettent de voir comment s’imbriquent vos idées, à l’image de poupées russes. Elles permettent de matérialiser l’avancée de vos idées, et aident le correcteur. Si ce dernier lit votre introduction et vos transitions, il ne doit pas avoir besoin de lire le reste.

 

7. Savoir conclure votre dissertation d’histoire

Un candidat aux concours des IEP peut lire un peu partout, sur internet comme dans différents manuels, combien la conclusion est un passage obligé et fondamental d’une dissertation, combien il est important qu’elle comporte une sacro-sainte ouverture. Ce n’est qu’une demi-vérité et, par ricochet, une demi-légende urbaine. Ceux qui connaissent bien les épreuves de Sciences Po savent qu’une conclusion a une seule et unique fonction : conclure. En savoir plus.

 

8. Savoir écrire en français

Cela peut paraître évident. Mais lorsque vous êtes correcteur, subitement, ça l’est moins. Il semble compliqué de réussir le concours commun des IEP ou le concours de Sciences Po Paris avec une dizaine de fautes dans votre copie. RELISEZ-VOUS.

 

9. Savoir construire un paragraphe

Un paragraphe, c’est une idée, un argument, et un exemple. Dans cet ordre là. Un exemple ne sera jamais une idée. N’oubliez pas que vous devez répondre à une problématique, et non réciter.

 

10. Eviter d’être lyrique

On ne cherche pas le nouveau Montaigne, mais quelqu’un qui a des connaissances et qui sait les utiliser. privilégiez donc un style simple, épuré de toute lourdeur stylistique, avec des propos nuancés.

 

 

 

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