La prépa, une ambiance d’entraide

Amélie Claude, Sciences Po Lyon

Amélie Claude, Sciences Po Lyon 2016

Amélie Claude, Sciences Po Lyon 2016

« Durant mon année de seconde, je me rappelle m’être dit, en cherchant mon orientation pour mes études supérieures, que je ne ferais jamais Sciences Po, que ça n’était pas fait pour moi. Mais, un an plus tard, un élève d’Ambition Réussite est venu me parler des matières que l’on enseignait dans sa prépa, et à ce moment là, j’ai tout de suite su que la formation était faite pour moi. J’ai décidé dans l’été de donner ma candidature à la prépa et de tenter le concours durant mon année de terminale, puis après un échec, durant ma première année de licence de droit. Je ne m’attendais cependant pas à m’attacher à cette prépa Sciences Po et à ses professeurs, au point que j’écris cela avec un peu de nostalgie.

Une expérience marquante

La prépa Ambition Réussite a été l’occasion pour moi de découvrir mes capacités, mais aussi de vivre une expérience marquante. Contrairement à ce que je pensais des prépas, il y régnait une ambiance d’entraide entre les élèves, les professeurs n’entretenaient pas la concurrence entre nous. Mais ils savaient quand même nous bouger quand il le fallait. Si ils nous poussaient à nous donner à fond, ils nous ont aussi appris à être autonome et à prendre des initiatives.

La prépa fut une petite famille

Mais au-delà de nous fournir une méthodologie très efficace et des connaissances solides pour le concours, la prépa Sciences Po a été avant tout pour moi une petite famille. J’ai pu y rencontrer des véritables amis, qui ont d’ailleurs mis une très bonne ambiance dans nos journées de prépa (malgré le rythme intensif de travail, il ne faut pas se le cacher..). Les professeurs ont toujours été là pour nous. Je retiens d’ailleurs particulièrement le soutien de M. Benjamin Panichi après le coup dur de mes premiers résultats du concours (non concluants), qui m’a aidé à reprendre confiance en moi pour donner tout ce que j’ai à ma seconde tentative.

La prépa Sciences Po a fait partie de l’un des endroits où je me suis sentie le mieux de toute ma scolarité

En fait, la prépa Sciences Po a fait partie de l’un des endroits où je me suis sentie le mieux de toute ma scolarité. Malgré un rythme de travail intensif, les cours me plaisaient, les professeurs étaient toujours là pour nous aider, nous montrer que nous étions capable d’y arriver, et les élèves entretenaient une ambiance de fête (hors des périodes de travail bien sûr.. ). J’y ai appris à prendre confiance en moi et en mes capacités. Dans cette prépa, on comprend que le concours n’est pas chose impossible à avoir, qu’il est à notre portée si l’on s’investit. Je n’ai jamais cru faire ces études un jour, vu mon refus catégorique de faire Sciences Po jusqu’en fin d’année de Première, mais aujourd’hui, je commence mon aventure à Sciences Po Lyon, et je ne pourrais pas être plus reconnaissante envers mes professeurs de m’avoir donné l’opportunité de faire les études de mes rêves. Je ne les remercierai jamais assez! »
Que dire après un tel témoignage? Amélie fut une élève attachante, toujours motivée, un vrai moteur et un rayon de bonne humeur pour toute une classe. Elle a eu, la première année, la malchance de tomber sur un correcteur peu professionnel en question contemporaine. L’injustice du concours passe parfois par là, et on peut être victime de quelqu’un qui ne fait pas son boulot. Car oui, lorsque l’on ne met aucune appréciation à une copie, en se contentant de mettre une note, non justifiée et injustifiable, ce n’est pas respectable. On ne respecte pas en tout cas l’élève qui s’est donné pendant toute l’année, en le corrigeant en moins de 2 minutes. Beaucoup, dans ce cas, auraient été découragés. Amélie a répondu de la meilleure des manières, en obtenant 18/20 en question contemporaine l’année suivante! Cette anecdote résume le personnage, et tout le mérite qui lui revient.